21 octobre 2015

♡ Le baby blues : on en parle !


Aujourd’hui, je vous ouvre un peu mon cœur et je vous propose un article différent, qui traite d’un sujet tabou, mais qui concerne pourtant plus de la moitié des nouvelles mamans : le baby blues. J’aurais aimé, lorsque j’étais encore enceinte, que l’on me parle de ce mal afin de pouvoir m’y préparer un minimum. Parce que quand ce vilain sentiment vous frappe en plein visage sans même sonner à votre porte au préalable, je peux vous dire que vous ne le vivez pas très bien. Forcément, je n’y ai pas échappé…


Petit retour en arrière, j’ai accouché de Maë le mercredi 21 mai 2014 et je suis sortie de la maternité trois jours plus tard. Mon séjour s’est merveilleusement bien passé : Maë fut un ange, aucun pleur, un allaitement au top et beaucoup d’amour. Toute cette euphorie fut vite balayée peu de temps après le retour à la maison. Sans trop m’en rendre compte, mes pensées se sont embrouillées et je me suis surprise à broyer du noir. Crise de larmes inattendue devant une pub pour de l’adoucissant, angoisse de mal faire, culpabilité lorsque la sage-femme à domicile me disait que Maë « ne prenait pas assez de poids par rapport à la moyenne » (mon dieu que cette phrase m’a traumatisé). Bref, je n’étais plus moi-même. Et le pire dans tout ça, c’est que j’en venais même à douter de l’amour que j’avais pour mon bébé. Je pense que ce sentiment fut le pire... Pourquoi toutes les mamans autour de moi sont les plus heureuses au monde alors que je me sens au bord du précipice ? A cette époque, je n’avais qu’une seule amie qui venait d’être maman 5 mois auparavant. Cette amie m’a réellement ouvert les yeux sur la situation (Christie, merci encore ) et a tout simplement fait ce que chaque personne devrait faire face à quelqu’un qui souffre d'un baby blues : elle m’a écouté. Et oui, il n’y a pas de remède médical au baby blues (à ne pas confondre avec la dépression post-partum). Cet état est dû au chamboulement hormonal que notre corps subi et s’en va au bout de quelques jours. Dit comme ça, on croirait presque à une petite averse inoffensive, mais je vous assure que lorsque vous avez les deux pieds dedans, cela ressemble plutôt à une monstrueuse tempête.


N’ayez pas honte et parlez-en autour de vous, aux gens les plus proches qui pourront vous réconforter (quinze fois par jour s’il le faut !). J’ai retenu mes larmes devant tout le monde, car je pensais qu’on me prendrait pour une folle de me sentir malheureuse alors que je venais de recevoir le plus beau des cadeaux. Peu de personnes ont été au courant de ce que je ressentais sur le moment, mais ces quelques personnes (le Chéri, ma mère et quelques amies) m’ont tendu des Kleenex et ouvert leurs bras, je n’en demandais pas plus. Je n’ai compris qu’après avoir subi mon baby blues ce que je venais de traverser, car sur le moment, il m’était impossible de m’en rendre compte et de mettre des mots sur mes maux. Lorsqu’on est plongé dans cet état, on ne sait pas si cela va durer une heure ou une semaine et c’est un sentiment très frustrant. Il est donc évident qu’aujourd’hui, avec le recul, il m’est plus facile d’en parler et de comprendre. Mon conseil à toutes les jeunes mamans qui ont l’impression de se reconnaître dans cet article est de trouver autour de vous une personne qui pourra vous comprendre et sur laquelle vous pourrez vous décharger si vous en ressentez le besoin, sans aucune honte, ni aucune gêne. N’oubliez jamais que vous êtes la meilleure maman du monde aux yeux de votre enfant, mais nous avons toutes le droit de craquer et il ne faut pas hésiter à demander du soutien.

❥ Et vous les filles, êtes-vous aussi passé par le baby blues après votre accouchement ? Comment avez-vous surmonté cette étape ?



11 commentaires:

  1. Quel courage que d'en parler, moi je suis arrivée au point où je repoussait même ma fille. Je suis même allée sur le plateau des maternelles pour en parler d'ailleurs. Ça passera le jeudi 29 octobre si jamais tu veux regarder. C'était une période super dure ...😔

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    1. Alors on se comprend ma belle… Une dure période, mais l'essentiel est que ça fini par passer et qu'on aime son bébé plus que tout au monde. Oh, je vais enregistrer l'émission ! xx

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  3. Moi j'ai fait la dépression post-partum, ça a duré 2 bons mois. Par contre je n'avais aucune pensées négatives pour ma fille. J'ai été voir une psy envoyé par le gynéco, elle m'a dit que je devait me faire aider au quotidien, (pour les tâches ménagères et autres) que je me mettais trop la pression pour être trop parfaite. Tout ces conseils ne m'ont pas réellement servi car personne pour m'aider ou me garder ma fille. J'en suis sorti quand mes hormones ont bien voulu me laisser tranquille.
    Ça n'est pas facile de savoir comment s'occuper d'un petit bout, on nous dit qu'ils sont tous différents, qu'il n'y a pas de règles. Ma fille a eut de grosses coliques du nourrissons et la voir pleurer sans pouvoir y remédier à été très éprouvant pour moi.
    Heureusement ils grandissent et on se met moins la pression. Ma fille à 1 mois de plus que Maé et maintenant c'est plus facile, ils sont moins fragiles et arrivent mieux a se faire comprendre avoir le début de la parole.
    Virginieg

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    1. Devenir maman est certainement bien plus difficile que ce que l'on peut bien croire. Mais heureusement que le temps fait bien les choses. Nos bébés sont notre plus grand amour ! xx

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  4. Moi je ne sais pas trop si c'était un baby blues ou une dépression post-partum ... cela a été très difficile dès le début :
    - un accouchement très dure, très éprouvant pour moi
    - un allaitement catastrophique et chaque fois que les sages femmes venaient vers moi pour allaiter ma fille j'en pleurais oh mon dieu ce que c'était affreux ... ma fille n'était pas rassasiée, la montée de lait est venue tard, elle faisait que de pleurer déjà les premiers jours HORRIBLE
    - le retour de la maternité tout autant catastrophique, les 2 premiers jours ca allait encore et d'un coup je suis tombée dans une sorte de tourbillon ... ma fille pleurait alors je pleurais toute la journée, heureusement que ma maman avait pris une semaine de vacances à mon retour pour m'aider ... mais je n'étais vraiment vraiment pas bien et heureusement que comme JEN le dis, j'ai su trouver des personnes (ma maman, ma sœur) qui ont su m'écouter et m'épauler ... moi aussi des pensées négatives à longueur de journée, que ma fille méritait une meilleure maman, que je ne savais pas et que je ne saurais pas m'en occuper enfin un gouffre noire et sombre et heureusement bébé grandit, et on se sent plus confiante on est fière du travail accomplie et que notre poupon soit devenu un petit bonhomme ou une petite pucette bien en forme ... mtn Glorya a 14 mois et toujours autant vigousse :-) mais adorable !!!
    Lory

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    1. Il n'y a rien de plus précieux que le soutien de sa famille ! Quelle chance tu as eu de l'avoir pendant cette période difficile… Je suis heureuse de savoir que tout va mieux aujourd'hui. xx

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  5. je ne suis pas encore maman et je ne pas vous comprendre aussi bien qu'une femme qui a déjà eût un enfant.
    Mais je trouve ça très bien que tu en parle parce c'est important de savoir que cela peut arrivè à toutes les femmes.
    C'est vrai que j'appréhende le fais que quand je serais maman, de ne pas savoir m'en occuper comme il faut!
    Je verrais bien quand mon tour viendra mais au moins je sais que ce blog et tout les conseils pourront un jour m'aider!
    Un grand merci pour tout ce que tu publie (même pour les femmes qui ne sont pas encore maman).

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    1. Merci beaucoup ma jolie et je suis ravie de savoir que mes articles pourront peut-être t'aider plus tard. Des gros bisous.

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  6. OMG qu'est-ce que ce moment à été terrible même si en Belgique, les sages-femmes expliquent avant qu'on va avoir un bon coup de déprime en rentrant à cause des hormones et que c'est normale :-(
    Pour ma part, j'ai eu un bel accouchement, sans péridurale ni trop de douleurs. Par contre Mr Placenta est resté dedans. Je suis donc passé par le bloc opératoire mais j'ai fait une légère hémorragie.
    Du coup, j'ai dû être perfusée et ma montée de lait s'est décalée. Je suis quand même restée presque une semaine à l'hôpital (en belgique c'est 5 jours pour le 1er enfant; 3 ou moins pour le 2ème).
    Bref, le retour à la maison s'est bien passé jusqu'aux crises de larmes incompréhensibles.
    Malgré la présence de mon chéri pour me remonter le moral, il n'y avait que les bras de ma maman pour me consoler (ça fait toujours super sérieux à 27ans...).
    Avec le recul je pense que j'ai quand même senti le contre-coup facilement 6mois. Pas que je voyais les choses en noir mais y'avait des personnes que je ne pouvais plus voir ni entendre; j'avais toujours l'impression d'être jugée et d'être nulle alors que ces personnes ne me faisaient aucuns reprochent.
    Tu as bien fait de faire cet article, j'espère qu'il aidera des futures mamans à comprendre les effets de ce baby-bleus et que ça ne fait pas de nous de mauvaises mères ;-)
    Virginie

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  7. J'ai également eu un "passage à vide" après la naissance d'Arthur :/
    J'ai accouché par césarienne, en france cela veut dire 8 jours à la maternité.
    J'ai très mal vécu le fait de ne pas pouvoir me reposer. Arthur était un bébé calme, rien à dire mais j''étais sans arrêt "dérangé" par le personnel trop présent. Réveillée à 7h pour le petit déjeuner, on veut quand meme être présentable et douchée (pour ma part en tout cas). 8h débarassage du petit-des, entre 9 et 10 la puéricultrice passe pour bébé et la sage femme pour maman. Bien sur chacune à leur tour. 11h30 repas et 12H30 débarrasse. 1h30 pour tenter de dormir si ce n'est pas bébé qui réclame à manger. A partir de 14h visite et ce jusqu'a 18h. Nous avons limité à la famille proche (papi, mamie, tante, oncle et marraines/parrains). Entre temps passage des sage femmes et puéricultrices. Autant dire que l'après-midi est vite passée. 18H30 repas et 19H30 débarrassage. Changement d'équipe du soir donc entre 21h et 23H passage des sf et puéricultrices de la nuit... Evidemment ça entre dans la chambre alors quelles sont encore en train de frapper a la porte lol et ça allume la lumière en disant "vous dormez?" aaaaaaah, si seulement... En clair on peut tenter de commencer la nuit à partir de 23H. Sachant que bébé va réclamer à manger vers minuit, 2h et 4H du matin...
    Voila comment cela s'est passé pour moi, je me suis sentie épuisée, lessivée, comme une chose que l'on surveille sans trop de considération, un bout de viande inspecté sous toute les coutures, comme une intrusion dans mon intimité.
    Cela dit j'ai été bien épaulée pour l'allaitement, et j'ai toujours eu des réponses à mes questions. Mais je me suis sentie tellement mal d'être loin de mon cocon...
    du coup la prochaine fois, césarienne ou pas si mon accouchement ce passe sans problème ce sera 3 jours et "Salut la compagnie! Je rentre à ma maison!" lol
    Voila voila, pas très gai, j'ai pas mal pleuré le soir après le départ de Chéri car je me sentais très seule et démunie malgré mon petit coeur de bébé.
    Forte de toute cette expérience BB2 ne me prendra pas au dépourvu et je saurais comment réagir :-)

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