14 mars 2016

♡ « 2 pas en avant, 1 pas en arrière ».


« 2 pas en avant, 1 pas en arrière ». A mes yeux, ceci est la définition parfaite du cours de la vie avec un nouveau-né/bébé/enfant. Ce ne serait pas aussi drôle si tout était prévisible, non ?

Autant ma grossesse s’est déroulée sans encombre, de façon classique et « comme dans les livres ». Autant dès l’accouchement, j’ai compris que désormais, tout ne serait pas aussi lisse et parfait. Je m’explique : lorsqu’on vit ses premiers instants de jeunes mamans, on s’attend évidemment à ce que son bébé ne fasse pas ses nuits tout de suite, certes. Mais lorsqu’après plusieurs mois, une routine plus ou moins stable s’est installée et que tout à coup, bébé chou décide de se réveiller 3x dans la nuit juste pour voir les beaux yeux de papa-maman, on se rend compte que rien n’est vraiment acquis. La vie de parents, c’est accepter de ne plus pouvoir se reposer sur ses lauriers. Notre vie ne dépend plus de nous, mais de ce petit bout qui impose la cadence et qui choisit quand il souhaite tout chambouler.

Je dois avouer qu’au départ, durant les tous premiers mois de vie de Maë, j’étais souvent frustrée lorsque je la voyais «changer» sur un point. Elle aimait par exemple beaucoup un aliment, puis plus du tout et elle finissait par bien vouloir en remanger. Elle ne pleurait jamais lorsqu’on la déposait à la crèche, puis un beau jour ce fût le drame. Deux semaines plus tard, tout était revenu à la normale. Dernier épisode en date, Maë est un vrai petit poisson, le bain c’est vraiment un moment de plaisir pour elle. Mais depuis quelques jours, le Chéri et moi devons mettre au point des techniques improbables pour qu’elle accepte de se laver (je vous laisse imaginer maman à moitié habillée dans la baignoire, 73 jouets qui flottent à la surface de l’eau et alléluia ! papa qui décide de mettre doudou dans le bain, Maë accepte enfin de s’asseoir). Bref, des exemples comme ceux-ci, j’en ai à la pelle. Et à chaque fois, je m’inquiétais de savoir si tout allait changer de façon irrémédiable ou si cet épisode n’était qu’un petit nuage qui finirait par passer.

« 2 pas en avant, 1 pas en arrière », c’est surtout cette expression qui m’a aidé à y voir plus clair et, surtout, à relativiser. Et pourquoi, au lieu de me braquer et de paniquer à chaque mini tsunami comportemental de Maë, je ne choisirais pas plutôt d’avancer dans le même sens qu’elle ? Un peu de la même manière qu’on nous apprend à gérer les contractions, il suffirait d’accompagner la douleur pour mieux la faire passer au lieu de tenter d’aller contre elle, au risque de souffrir encore plus. Depuis que je me suis mise cette idée en tête, les grosses tempêtes que j’avais l’impression de vivre ne sont plus que des petits passages nuageux. Maë se réveille plusieurs fois durant la nuit pendant quelques jours, je vais la voir calmement en la rassurant du mieux que je peux. Tant pis pour les nuits hachées alors que j’ai boulot le lendemain, le week-end est fait pour se reposer, non ? Maë ne veut pas faire ci ou ça, alors que ça n’a jamais été un problème. Rien d’alarmant, je l’accompagne du mieux que je peux dans cette phase qui finira bien par passer.

J’ai réalisé que pour gérer au mieux ces épisodes inattendus, je devais maintenir du mieux que je le pouvais la routine de ma fille. De cette manière-là, elle ressent en permanence que je suis là pour lui mettre des barrières et la recadrer, tout ce qu’il faut pour qu’elle se sente rassurée, qu’elle ressente que malgré tout, rien ne change. Et cela fonctionne très bien pour notre part. A chaque fois, ces petits changements d’attitude ne durent que quelques jours et, sans trop savoir pourquoi ni comment, je finis par retrouver mon bébé parfait (à mes yeux, hein).

Ah d’ailleurs, je crois que mon petit poisson d’eau douce est de retour depuis peu.


1 commentaire:

  1. Jamais facile la vie d'une jeune maman mais ton expériences est très enrichissante :) Merci de la partager

    http://rose-normande.blogspot.fr

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